2012 – Se connaître soi-même : pourquoi ? comment ?


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15 septembre 2012, Centre Sèvres, Paris

Face à la multiplication des savoirs qui prennent désormais pour objet l’individu et son rapport à soi – de la sociologie à la psychanalyse en passant par les sciences cognitives, la philosophie ou la spiritualité –, il est devenu difficile de savoir de quoi il est réellement question quand on parle de « connaissance de soi ». L’exhortation socratique du « Connais-toi toi-même ! » n’a en effet pas manqué de prendre de multiples significations selon les périodes et les penseurs qui s’en sont emparée : rien à connaître selon les uns, puisque « je » change constamment et qu’ainsi,  seule notre ignorance peut, à la rigueur, être dévoilée ;  pour d’autres, l’objet de cette connaissance est ce qui constitue notre humanité avec les passions qui l’altèrent ou les vertus qui l’élèvent, la connaissance de soi est connaissance de notre âme ou plus profondément encore de Dieu en soi ; pour d’autres encore, se connaître, c’est connaître le monde qui nous apprend nos propres limites, c’est connaître les autres qui deviennent les miroirs de nous-mêmes.

Or, cette quête fondamentale semble indissociable de la quête de sens qui habite l’être humain, quelle que soit sa culture. Dans un monde en changements constants où l’esprit humain est sans cesse sollicité par ce qui se passe « à l’extérieur », ou la connaissance tend à être supplantée par la communication, quelle(s) signification(s) peut prendre la connaissance de soi ? Comment concilier le vivre-au-monde avec cette quête intérieure ? C’est cette question que l’édition 2012 de la Journée de la solidarité humaine s’est proposée de clarifier.

En se plaçant au carrefour des savoirs et des disciplines, il s’agissait dans un premier temps – la table ronde du matin – d’essayer de préciser l’objet, ou le sujet, dont il est question : qu’est-ce que « se connaître » ? Que s’agit-il de connaître en soi ou de soi ? Y a-t-il une réalité à laquelle « soi » se réfère ? Et tout aussi fondamentalement, pourquoi, en fait, vouloir se connaître ?

La table ronde de l’après-midi s’est intéressée aux moyens susceptibles de permettre ou favoriser la connaissance de soi. Les disciplines – philosophiques, spirituelles, psychologiques  – ont souvent divergé sur les modalités de cette connaissance et les méthodes qui permettent d’y parvenir : approches plus ou moins théoriques ou pratiques, dans la solitude de soi avec soi ou dans la relation avec autrui, dans l’interaction avec la société, par référence à une transcendance ou pas, la méditation, la rationalité ou l’extase mystique… : est-il possible de dégager de ce foisonnement des lignes de force et, surtout, des approches qui permettraient à chacun, aujourd’hui et maintenant, de s’engager à son tour dans cette aventure qu’est la connaissance de soi ?

Écouter sur Canal Académie l’interview de Jean Mesnard présentant le colloque.


Programme

La journée était animée par Jacques Paugam, journaliste et écrivain

Matinée

Après-midi

 

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