2013 – Pourquoi croire encore en l’homme

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14 septembre 2013, Fondation Simone et Cino del Duca – Institut de France

Crise financière, crise sociale, crise morale, etc., notre société traverse une série de malaises que certains observateurs attribuent plus largement à une crise de sens : pour quoi vit-on ? Où va notre humanité globalisée ? Faute de réponses satisfaisantes, le pessimisme gagne.

Cette situation de crise, dans laquelle notre société semble plonger peu à peu, n’est-elle pas en partie liée à la perception de l’être humain qui a été aux fondements des théories – économiques, sociologiques, philosophiques, psychologiques – sur lesquelles se sont élaborés notre vision du monde et nos rapports aux autres ? Un homme violent et égoïste ; un animal, peut-être rationnel et social, mais qui resterait malgré tout « un loup pour l’homme ». Dans une telle conception, doit-on s’étonner de la friabilité du ciment éthique indispensable à la construction et au développement de toute société viable ?

Il ne s’agit pas ici de nier la dimension animale, égoïste ou agressive de l’homme. Mais n’a-t-on pas omis ou déprécié d’autres dimensions, porté trop peu d’attention aux vertus que l’homme possède en propre et aux moyens dont il dispose pour les parfaire ? Sans tomber dans un optimisme béat, quelles sont aujourd’hui les données qui permettent de renouveler l’idée que l’on se fait de l’homme, de lui redonner confiance en lui afin de le motiver à l’action juste et bonne ?

Pour répondre à ces questions, l’approche choisie est double : philosophique et scientifique. Ainsi, nous voyagerons d’abord de l’antiquité greco-romaine à la philosophie humaniste du 20e siècle. Puis, c’est l’exploration de travaux récents issus de la psychanalyse, de la psychologie positive et de la médecine, qui nous invitera à porter un autre regard, optimiste, sur la « nature » humaine.

Programme

Le colloque a été animé par Stéphan Chenderoff, administrateur de la Fondation Ostad Elahi

  • Ouverture : Bernard Bourgeois, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, professeur émérite de philosophie à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Anne Merker, maîtresse de conférences en philosophie de l’université de Strasbourg, ancienne doyenne de la faculté de philosophie – Égoïsme et vertu
  • Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV) – L’Homme au risque des technologies

 

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