Quels choix éthiques pour fonder la relation d’enseignement ?

par Juan Salame Sala

Résumé

À partir des lois Jules Ferry en France ou de la Loi Moyano en Espagne, l’éducation est un droit pour tous les citoyens. Un droit pour eux et un devoir pour l’État. Tout au long du dernier siècle, l’éducation était l’instrument qui permettait de gravir les échelons sociaux, de changer (pour l’améliorer) le statut social des parents.

Aujourd’hui, les systèmes éducatifs d’Europe ne sont plus «l’ascenseur» social du XXème siècle mais, très souvent, une institution qui doit se charger de résoudre tous les problèmes éducatifs et non éducatifs, des enfants, des jeunes, des adolescents. En définitive, la tendance actuelle est que l’école (au sens large du terme) remplace les parents. On assiste, donc, à une démission des parents.

Cette nouvelle situation fait que le droit des citoyens à recevoir une éducation est devenu une obligation de l’État. Un nouveau concept se fait jour : le droit individuel devient supérieur au droit collectif, au droit de la société représenté par l’obligation de l’État.

Face au droit individuel (qui concerne toutes les facettes de la personne), nous devons défendre le binôme droit-devoir. Chaque droit doit être accompagné indissolublement d’un devoir. Vous avez le droit de recevoir une bonne éducation mais vous avez le devoir, l’obligation d’étudier et d’obtenir de bons résultats. Je dois vous respecter mais vous devez me respecter.