Éthique et solidarité humaine à l’âge des réseaux
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Éthique et solidarité humaine à l’âge des réseaux
Comme toutes les «nouvelles technologies», les TIC («technologi…
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Mardi 19 avril 2005
Cité des Sciences et de l’Industrie
Les conséquences, du point de vue de l’éthique, de l’essor fulgurant des nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC), et d’Internet en particulier, apparaissent très contrastées : pour certains, les réseaux et la «toile» nous feraient entrer dans une nouvelle époque de l’histoire humaine, celle d’une «cyberdémocratie » planétaire où la libre circulation de l’information et l’invention de liens de solidarité originaux autorisent tous les espoirs, en faisant entrevoir un nouvel âge de l’«universalisme» éthique. Pour d’autres, au contraire, ces nouvelles technologies, et l’usage plus ou moins régulier qui en est fait, viennent seulement confirmer et même accentuer l’état d’aliénation où se trouve plongé l’individu contemporain, partagé entre les séductions du marché et la tentation du «repli identitaire». Il s’agit donc d’évaluer en pratique les effets réels de ces technologies sur le terrain des comportements humains et des idéaux éthiques. Pour cela, on orientera la réflexion dans deux directions.
Au-delà des questions particulières liées à la «netiquette», qui s’apparente généralement à un simple code de bonne conduite dans l’usage des services et des informations disponibles sur les réseaux, de quels outils disposons-nous pour prendre la mesure de l’impact humain des NTIC ? Nous incitent-elles à cultiver le souci de l’autre, favorisent-elles les comportements éthiques, ou du moins une forme de vigilance, ou bien, à l’inverse, agissent-elles comme un catalyseur de nos instincts et pulsions les moins avouables ?
Au-delà des formes de sociabilité auxquelles on associe l’usage des chats et autres forums de rencontre, quel(s) usage(s) les initiatives de coopération et de solidarité font-elles des NTIC ? S’agit-il simplement de donner une efficacité accrue, si tel est le cas, à des formes traditionnelles d’entraide (aide humanitaire, dons, adoptions «virtuelles» d’orphelins, etc.) ? Ou peut-on dégager des enjeux éthiques spécifiques, liés par exemple au télétravail, à la création de projets en réseau, à l’accès des handicapés à la culture et à l’éducation, ou encore à l’essor du commerce «éthique» en ligne?
PROGRAMMELa solidarité humaine à l’âge des réseaux Animé par Valérie Peugeot, de l’association VECAM (veille européenne et citoyenne sur les autoroutes de l’information et le multimédia), le colloque a débuté par quatre témoignages de représentants d’associations ayant mis en œuvre des solutions de solidarité via le réseau dans différents secteurs (démocratie, commerce, santé et droit). Témoignages
Table ronde
L’éthique individuelle à l’âge des réseaux Débat Animé par Hervé le Crosnier, Maître de conférences à l’université de Caen, le débat a permis au public de dialoguer avec :
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