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![]() ![]() Il y a une idée de l'esprit logée au coeur de l'éthique. Nous le savons depuis les philosophes grecs, dont la sagesse pratique se donnait ... lire la suite |
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2006 - De l’Esprit à l’Ethique, les constructions de l’humain
Samedi 9 septembre 2006 Y a-t-il un lieu de l’esprit ? Rien n’est moins sûr. Et pourtant, depuis qu’on a cherché à le penser, cet esprit qu’on a dit immatériel, impalpable et fuyant, pour mieux l’opposer à la «machine corporelle», n’a cessé d’être mis en images et organisé selon des métaphores spatiales ou topographiques. Les premières théories philosophiques de l’esprit, au temps de la Grèce ancienne, en distribuaient les provinces dans leurs doctrines des «parties de l’âme». Les grandes religions en ont donné des versions diverses, liées au salut individuel. Les métaphysiciens du Grand Siècle parlaient de «substance pensante» ou d’«automate spirituel». Plus près de nous, Freud nous représente l’appareil psychique comme un jeu de concurrences et d’alliances entre instances hétérogènes (ça, moi, surmoi), tout en nous expliquant que la conscience n’est finalement qu’une petite partie de cette grande machinerie. La science n’est pas en reste : des premiers modèles des «localisations cérébrales» aux réseaux de neurones, elle nous offre une compréhension de plus en plus fine de l’organisation des pôles de l’activité mentale. Et tandis que les sciences cognitives rivalisent en théories et en modèles, certains philosophes n’hésitent pas à opposer aux résultats expérimentaux les plus encourageants des arguments conceptuels qui se veulent définitifs. Les techniques de l’IRM qui permettent aujourd’hui de mettre le cerveau en carte, nous éclairent-elles sur la nature et les fonctions de l’esprit ? Quelles lumières faut-il attendre des neurosciences ? Cette journée de la solidarité humaine consacrée aux grands modèles de l’esprit humain voudrait tenir le pari que ces questions ne sont pas gratuites, qu’elles peuvent nous aider à mieux nous orienter dans des domaines où la connaissance de l’esprit (ce qu’il est, ce qu’il peut) semble indissociable du souci éthique. Des recherches sur l’esprit menées en parallèle par la science, la religion et la philosophie, peut-on espérer dégager quelques traits universels de l’humain, susceptibles d’éclairer la conduite de nos vies ? Programme La journée a été animée par Patrice Maniglier, docteur et agrégé de philosophie
Les actes de ce colloque seront publiés aux éditions L'Harmattan |
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