Spiritualité : un facteur de bien-être et de longévité

par Olivier de Ladoucette

Résumé

Dans une société éprise de rationalisme, il peut sembler déconcertant de vouloir explorer les liens entre santé, longévité et spiritualité. Pourtant de nombreuses études ont montré qu’un investissement spirituel peut réduire les risques d’apparition de nombreuses maladies, aussi bien physiques que psychologiques, améliorer le bien-être et augmenter la longévité. Comment expliquer cette influence positive de la religiosité et d’une certaine mesure de la spiritualité sur la santé physique et mentale ?

Alors que la spiritualité est utile à toutes les étapes de l’existence, elle prend une importance croissante lorsque l’on vieillit et que la santé devient plus précaire. Elle permet de surmonter les crises identitaires qui se produisent au seuil de la vieillesse lorsqu’il faut redistribuer les rôles, repenser son corps et faire le bilan de son existence. Elle offre également au seuil de la vie, une réflexion sur la destinée propice à atténuer les angoisses liées à la mort.

La vieillesse est un réservoir de vie contemplative qui offre l’opportunité unique de reprendre contact avec la dimension sacrée de la vie si longtemps réprimée. Un grand pas sera franchi lorsque l’on aura pris conscience que les temps forts du dernier tiers de la vie ne sont pas nécessairement ceux dévolus à l’action, mais également les moments que l’on consacre à sa vie intérieure.

Intervention d’Olivier de Ladoucette au cours de la Journée de la solidarité humaine 2014 Médecine du corps, médecine de l’âme :  Spiritualité, un facteur de bien-être et de longévité (voir la vidéo)