2006 – De l’Esprit à l’Éthique, les constructions de l’humain

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Conseil de l’Europe

Ministère de la culture et de la communication

 

Publication

De l’esprit à l’éthique, les constructions de l’humain
Ed. L’Harmattan, Coll. Journées de la Solidarité Humaine, 2007

 

9 septembre 2006, Palais du Luxembourg, Paris

Y a-t-il un lieu de l’esprit ? Rien n’est moins sûr. Et pourtant, depuis qu’on a cherché à le penser, cet esprit qu’on a dit immatériel, impalpable et fuyant, pour mieux l’opposer à la «machine corporelle», n’a cessé d’être mis en images et organisé selon des métaphores spatiales ou topographiques.

Les premières théories philosophiques de l’esprit, au temps de la Grèce ancienne, en distribuaient les provinces dans leurs doctrines des « parties de l’âm e». Les grandes religions en ont donné des versions diverses, liées au salut individuel. Les métaphysiciens du Grand Siècle parlaient de «substance pensante» ou d’«automate spirituel». Plus près de nous, Freud nous représente l’appareil psychique comme un jeu de concurrences et d’alliances entre instances hétérogènes (ça, moi, surmoi), tout en nous expliquant que la conscience n’est finalement qu’une petite partie de cette grande machinerie.

La science n’est pas en reste : des premiers modèles des « localisations cérébrales » aux réseaux de neurones, elle nous offre une compréhension de plus en plus fine de l’organisation des pôles de l’activité mentale. Et tandis que les sciences cognitives rivalisent en théories et en modèles, certains philosophes n’hésitent pas à opposer aux résultats expérimentaux les plus encourageants des arguments conceptuels qui se veulent définitifs. Les techniques de l’IRM, qui permettent aujourd’hui de mettre le cerveau en carte, nous éclairent-elles sur la nature et les fonctions de l’esprit ? Quelles lumières faut-il attendre des neurosciences ?

Cette journée de la solidarité humaine, consacrée aux grands modèles de l’esprit humain, voulait tenir le pari que ces questions ne sont pas gratuites, qu’elles peuvent nous aider à mieux nous orienter dans des domaines où la connaissance de l’esprit (ce qu’il est, ce qu’il peut) semble indissociable du souci éthique. Des recherches sur l’esprit menées en parallèle par la science, la religion et la philosophie, peut-on espérer dégager quelques traits universels de l’humain, susceptibles d’éclairer la conduite de nos vies ?

Programme

La journée a été animée par Patrice Maniglier, docteur et agrégé de philosophie

  • Accueil par Pierre Fauchon, sénateur du Loir-et-Cher
  • Message de Mme Hanifa Mézoui, chef de la section des ONG de l’ONU
  • Introduction par Stéphan Chenderoff, administrateur de la Fondation Ostad Elahi
  • Débat général

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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